Aborder les cinquantièmes hurlants de Tom Buron c’est embarquer pour une épopée marine et philosophique. A la fois capitaine et matelot, le lecteur navigue entre ciel et terre dans un tour de son monde intérieur et du monde réel. La vague et les creux agitent l’ombre des profondeurs et à la crête, une lumière, un espoir.
Dans ce cinquième ouvrage, Tom Buron, à peine trentenaire, surfe avec panache sur la métaphore de la traversée.
« Alors, assurément les vagues, mais le phare est brave. Les portes s’ouvrent et la comédie recommence et disgrâce et nouveaux égarements. »
Pour les terriens, il compose une épopée moderne où le combat est ego-logique : une conquête d’âme et de sens. Il y a de l’ivresse dionysiaque, quasi-érotique, et dans les faux-calmes, comme une nausée organique. Alors le poète-amiral s’adresse à un dieu prométhéen pour découvrir la passe vers un port grouillant d’humanité.
A lire à haute voix et debout pour tenir le cap.
Référence
« Les cinquantièmes hurlants » de Tom Buron, Ed. Gallimard, coll. Blanche, 2025, 84 pages
